Figures de la Région : La Fondation Abou Bakr El Kadiri abrite le 40e jour du décès des militantes Nouzha Ameziane et Aïda Nour Allah

Ce fut une journée empreinte d’émotion et de mémoire dans la grande salle de la Fondation Abou Bakr El Kadiri à Salé, à l’occasion du quarantième jour du décès des militantes Nouzha Ameziane (épouse du camarade Mehdi El Amrani) et Aïda Nour Allah (épouse du camarade Mohamed Laâledj). Une atmosphère de ferveur et de profond recueillement a marqué ce rassemblement mémoriel.

La modération de cette rencontre a été assurée par l’icône du militantisme féministe et de gauche Latifa Jbabdi, visiblement émue par cette perte immense qui touche autant leurs familles que la grande famille militante. Elle a rappelé le rôle précurseur de sa camarade Nouzha Ameziane, figure centrale de l’engagement politique et du combat pour les droits des femmes au Maroc.

Un hommage unanime de la société civile

Diverses organisations, associations et représentants de la société civile se sont succédé à la tribune pour saluer la mémoire des deux défuntes :

  • L’Union de l’Action Féminine (UAF) et le journal 8 Mars ;
  • Les organisations syndicales ;
  • L’Association des anciens étudiants marocains en Syrie ;
  • De nombreuses structures associatives, proches et membres des deux familles.

Témoignages et moments forts

Malgré des contraintes de santé majeures et contre l’avis de ses médecins, le camarade Mohamed Habib Taleb a tenu à faire le déplacement depuis Casablanca pour exprimer en personne sa douleur et son affection.

De son côté, Jalil Tlemçani a livré une intervention empreinte d’une grande poésie et d’une profonde amitié. La militante Aïcha Lakhmas est également intervenue pour retracer avec clarté et humanité le parcours exceptionnel de Nouzha Ameziane, tout en évoquant les liens fraternels profonds qui unissaient sa famille et celle du camarade Mehdi El Amrani à la famille syrienne Nour Allah.

Au nom de la Fondation, Nasser El Kadiri a exprimé la profonde tristesse de l’institution face à ce double deuil, se remémorant ses liens étroits avec Nouzha Ameziane et Aïda Nour Allah.

Enfin, le poète Amal Hajji a dépeint avec poésie le chagrin des proches et amis des défuntes, comparant leur tristesse à une colombe effleurant de ses ailes l’eau des larmes, scellant ainsi un hommage éternel.